Décès de Freddy Depadt

Freddy Depadt a été une figure marquante du Club Alpin Belge, où il a assumé diverses responsabilités en tant qu’administrateur.
Durant de longues années, il fut aussi responsable de la bibliothèque du CAB et publia très régulièrement une « Chronique littéraire » dans Ardennes et Alpes, la revue du club, où il présentait et commentait les parutions nouvelles de livres de montagne et d’alpinisme.
Il s’était lié d’amitié avec Claudio Barbier, avec lequel il fit plusieurs courses,  notamment dans le massif du Mont Blanc. Mais le ciment de cette amitié résidait surtout dans le fait que Freddy était libraire (il était spécialisé en livres sur la montagne et l’alpinisme, en particulier les ouvrages anciens, avant d’y adjoindre la bibliographie et l’histoire du livre) et Claudio était lui… bibliophile !

Avant de nous quitter, Freddy nous a laissé ce texte :

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !

Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai !

Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

Freddy Depadt devant son stand au Salon international du Livre de montagne de Passy
Freddy Depadt, la pipe au bec, à côté de Gérard Devouassoux (disparu à l’Everest en 1974)

 

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