En solo, souvent                                                                                     Anecdotes et témoignages
Trouver un compagnon valable a toujours été un problème pour Claudio.
En 1957 il se retrouve seul dans la Civetta, et part dès lors faire le Boccià du Campanile di Brabante en solitaire. (Il était très fier de cette première voie en solo au Campanile di Brabante, qui devait son nom au fait que le Roi Léopold III de Belgique en avait fait la première ascension.)

Ensuite, par la force des choses, il continua à grimper souvent seul...

Par boutade, il prétendait qu'il grimpait seul "par prudence, parce qu'un second n'est jamais bon : s'il était bon il grimperait en premier !" ; "et naturellement, ajoutait-il, il vaut mieux grimper seul qu'avec un mauvais second" ... c.q.f.d. !
Selon ceux qui ont très bien connu Claudio, ce comportement n'était nullement insensé, et certainement pas "suicidaire" : tout était question de maîtrise ; il connaissait parfaitement ses limites, n'hésitait pas à renoncer s'il ne "sentait" pas le passage, et la prise de risque n'était jamais exagérée. Même si, parfois, il eut la chance de ne pas avoir de malchance...

Un jour, par exemple, faisant l'Al'Lègne à Freyr, en solo, il saisit le câble qui permet de faire un pendule pour franchir une dalle lisse en pleine paroi. Peu de temps après, un autre grimpeur - encordé, lui - effectue à son tour le pendule. et fait un superbe vol : le câble, pourri, venait de se rompre !
1970, en solo
(Dolomites)
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