vif que, cette fois, les dépitonneurs s'en prenaient à des voies comme les Buses et la 2e longueur du Lézard qui sont très fréquentées par des grimpeurs de force moyenne.
D' autre part, une menace réelle de représailles en cascade planait sur le massif de Freyr. Il fallait agir tout de suite. Les moyens d'investigation du C.A.B. sont limités, la Justice en possède un vaste champ. Et le seul but de la plainte est d'arriver à connaître les coupables.
POURQUOI FALLAIT-IL NOMMER LES SUSPECTS ?
C'est à la demande des gendarmes que les plaignants ont nommé quatre suspects et ce n'est pas sans raisons qu'ils ont agi de la sorte. Dès le samedi 7 septembre, la rumeur publique citait trois noms. De plus, pour chacun d'eux, des motifs plausibles fondent les soupçons :
- notre secrétaire général a vu deux scies à métaux dans le coffre de l'un d'eux au refuge de Freyr ;
- un autre a tenu au siège du C.A.B., le mardi 3 septembre, des propos qui justifient la suspicion ;
- un troisième est soupçonné, pour avoir reconnu par écrit, en mai dernier, le 2d dépitonnage de la Directissime effectué au cours de l'été 67 ;
- un quatrième nom a été donné à un administrateur par un grimpeur expérimenté, habitué du plateau de Freyr.
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LE CONSEIL D'ADMlNISTRATION APPROUVE LA PLAINTE
En sa réunion du mardi 15 octobre, le Conseil a examiné cette affaire. Par dix voix contre deux, le Conseil a décidé :
1. de soutenir ses membres qui ont formulé la plainte à la Gendarmerie de Dinant.
2. de maintenir cette plainte.
3. de tenter le retrait de celle-ci si les coupables se dénoncent.
4. de sanctionner de toute manière les coupables par l'exclusion du club.
Le Conseil regrette d'en arriver à des décisions aussi graves, mais il les prend en pleine conscience : c'est pour lui un devoir très impératif de poursuivre et de réprimer les actes de mauvais gré qui mettent en péril la sécurité des grimpeurs.
De quel droit des grimpeurs, - aussi virtuoses qu'ils soient devenus à force de répéter les mêmes escalades -, pourraient-ils "se réserver" par la violence des voies d'une école d'escalade, allant jusqu'à recourir à la subtilisation de pitons qui font partie du patrimoine du Club Alpin ?
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