"Les pitons jaunes", par Claudio Barbier                                                               précédent
Qui aurait imaginé autrefois réussir "l'Asiatique" sans piton ? Pour faciliter la pratique de l'escalade entièrement libre, nous avions pensé de peindre en jaune les pitons dont il est avéré qu'ils ne sont pas indispensables pour la progression. Mais il faudrait peindre presque tous les pitons, et les promoteurs ont eu le souffle court avant même de commencer !

Il est bien évident que seuls s'imposent ce raffinement ceux qui le veulent bien. Insistons simplement sur le fait que le jeu est sans danger aucun : on ne peut voler loin, puisque le plus souvent le grimpeur est assuré par un piton qui se trouve au-dessus de lui !

Les grimpeurs qui cherchent à vaincre de grandes difficultés découvriront des passages nouveaux. Le départ du "Pape" ou du "Culot", la traversée du "Zig-Zag", la sortie du "Tour de Cochon" prennent un caractère tout différent ! Tout le monde n'arrivera pas à ce stade ; mais chacun améliorera sa technique en essayant d'appliquer cette nouvelle convention, autant que sa force le lui permette.

Quant à ceux qui dénigreront, ou qui dédaigneraient ces efforts. Il y a la fable des raisins verts ; qui écrira la fable des pitons jaunes ?
Voies d'escalade libre, sans aucun piton de progression:

[suit une liste de voies à Freyr et dans d'autres massifs rocheux belges : voies sans aucun piton de progression, voies exigeant 1 piton de progression, 2 pitons, etc.]


Article publié dans le Bulletin du C.A.B., janvier 1965
designed by mattdem | www.matthieudemeter.be