très rapidement. Près d'une demi-heure plus tard, il se trouvait à quelques mètres du sommet où se trouvait M. Jacques Borlée, de Bruxelles, secrétaire du Club alpin belge.
Barbier, continuant sa montée, l'interpella : «On dit toujours que les derniers mètres de la Direttissima sont faciles. Je dis que le dernier surplomb est très difficile à passer».
Quelques secondes plus tard il était au sommet.
Barbier nous a dit : «Ce que je viens de faire peut paraître de la folie. Quand je me lance dans une telle entreprise c'est que je suis en pleine possession de mes capacités physiques et que je suis absolument sûr de moi. Ça fait dix ans que je fréquente Freyr. Je le connais à fond et c'est peut-être seulement la quatrième fois que je fais cela. Quand je grimpe en libre, je redouble mon attention et assure toutes mes prises».
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En 1959, Claudio Barbier se trouvait aux Dolomites avec Nadine Simandel et Jean Alzetta. Un peu avant, une équipe de Français avait ouvert une nouvelle voie : la Cima Ovest. Ils avaient mis six jours pour franchir les 300 premiers mètres. Les trois Belges avertirent le gardien du refuge qu'ils allaient à leur tour attaquer la même paroi. Le gardien : «C'est dangereux, vous n'êtes que deux». Barbier : «Trois avec Nadine». Le gardien ne crut pas que Nadine Simandel faisait partie de l'équipe.
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Le lendemain à deux heures du matin les trois Belges quittaient le refuge. Le gardien n'en revenait pas. Cette équipe ne mit que trois jours, la moitié du temps des Français.
A Chamonix, tous les deux ans, les Français au mois de juillet organisent une rencontre internationale d'alpinisme. La Fédération française invite deux des meilleurs grimpeurs de chaque pays à participer à de très longues et difficiles courses en montagne.
En huit ans, Jean Bourgeois, de Bruxelles, y est allé trois fois dont une (en 1965) avec Barbier. Cette année il ira avec un jeune espoir de l'alpinisme belge : Thierry Leruth, 18 ans, de Liège.
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