Le 6eme degré fut longtemps « la limite extrême des possibilités humaines » (dixit les auteurs de l'époque).
Mais ce 6eme degré vaut souvent un 6b/c aujourd'hui.
Quelques grimpeurs ont libéré l'escalade, l'ont sortie de cette gymnastique « tire clous ». Parmi les leaders de cette libération et inventeurs de l'escalde moderne : Claudio Barbier (Belgique >>> le fameux « jaune »), Barber (USA), Jean-Claude Droyer (France). La révolution a commencé début 70 .
C'est sous l'impulsion de R. Messner que le 7eme degré fut approuvé par les têtes pensantes de l'escalade.
Les grimpeurs étaient ils meilleurs ?
Techniquement, probablement non. Le 8eme degré et depuis quelques années le 9eme, n'étaient pas envisageable avec le matériel de l'époque et l'absence d'équipements technologiques : le goujon (qui évolue également : 6mm, 8mm, 10mm, 12mm, et demain . ?)
Les grimpeurs prenaient ils plus de risque ?
Oui, c'est incontestable. Si vous voulez comprendre, refaites les grandes classiques alpines en utilisant le matériel des années 60. L'engagement faisait partie du sport, c'est ce qui a favorisé le solo intégral puisque finalement, le risque était le même.
Fin du 20eme, début du 21eme siècle, quelques grimpeurs ont continué à promouvoir cette philosophie ; en France, principalement Edlinger, Lafaille, Berhault et de nombreux autres inconnus ou non.
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