C'est ainsi
que Claude devient "Claudio". Sans doute pour une question de facilité d'expression, les Italiens prononçant mal le "e" muet ; mais il faut surtout voir dans cette italianisation de son prénom sa parfaite assimilation au milieu des dolomitards, qui avaient su le comprendre, le reconnaître et l'accueillir comme un des leurs, appréciant à leur juste valeur ses multiples ascensions, ses "premières", sa technique, son audace, ses temps extraordinairement rapides qui éblouissent les spécialistes. |
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La
nette préférence de Claudio pour les Dolomites ne l'empêche cependant
pas de parcourir aussi de nombreux autres massifs en Allemagne,
en Espagne, en Suisse, en France (massif du Mont Blanc, Vercors)... |
1961
est l'année de grâce. Claudio a 23 ans. Il réalise sa performance
la plus exaltante : le 24 août, aux Cime di Lavaredo, il gravit
en une journée les cinq faces nord, en solo : voie Cassin à la
Cima Ovest ; voie Comici à la Cima Grande ; voie Preuss à la Cima
Piccolissima ; voie Dülfer à la
Punta di Frida; voie Helversen-Innerkofler à la Cima Piccola. |
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La
même année il fait, entre autres, la première solitaire de la voie
Andrich à la Punta Civetta, la première solitaire de la voie Carlesso à la
Torre di Valgrande, la deuxième de la voie Livanos au Castello
della Busazza, la |
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deuxième
ascension du dièdre
Philipp-Flamm (il avait participé à la première, en 1957, mais avait
dû y renoncer à mi-hauteur pour redescendre un compagnon blessé).
"Il mito Claudio Barbier"...
le "mythe Claudio Barbier" est né.
En 1962 il réussit la première solitaire de la voie Comici à la Civetta; en 1963 la première solitaire de
la voie Ratti à la Torre Venezia.
Signalons encore la face nord-est du Piz Badile (en solitaire, bien sûr) ainsi
que la troisième solitaire du spigolo nord de l'Agner, la première solitaire
de la voie Detassis à la
Cima Tosa en 1964, et l'ouverture de sept nouvelles voies dans le Fanis en
1965 avec Jean Bourgeois.
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